01 – Ouiza ABIDI

L’art postal, j’en fais depuis l’enfance, quand j’écrivais, sous la dictée de mon père, des lettres à ma grand-mère du « bled ». Comme elle ne savait pas lire, j’avais pris l’habitude de dessiner la « France » sur l’enveloppe pour qu’elle en reconnaisse la provenance. J’en coloriais même les timbres. C’était notre code à nous. Je ne savais pas encore que c’était de l’art postal. Plus tard, m’intéressant à l’histoire de l’art, j’ai découvert le​s dadaïstes et les surréalistes qui m’ont nourrie d’audace et de poésie. Là, j’ai su que je faisais de l’art postal.

C’est Christophe B. qui m’a amenée au ricochet postal. Il s’agissait de rebondir sur l’œuvre d’un correspondant avec une contrainte : garder 50 % de l’original. Contrainte et confinée, et ne comprenant rien aux chiffres, j’étais mal barrée ! Mon premier essai, avec Sylvie Graindorge, m’avait laissée tellement frustrée que je n’ai pas voulu renouveler l’expérience. Mais Christophe n’a pas lâché l’affaire et m’a envoyé une de ses œuvres pour que je rebondisse dessus à mon insu de plein gré ! Cette fois-ci, j’ai pris tout mon temps jusqu’à ce que je comprenne que les 50 %, c’était l’esprit de l’œuvre qu’il fallait savoir capter et restituer, et ça, ça me parlait !

Pour mieux connaître cette artiste, suivez ce lien : 

Ouiza ABIDI

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